Jeudi matin, avant le travail. Je prends le temps d’esquisser quelques phrases pour le blog, petite tradition hebdomadaire. Pourtant, alors que l’envie est là, beaucoup de choses dont j’aimerais vous parler sont en cours, sont encore inachevées. Je me suis lancé dans plusieurs assez longs textes, impubliables en l’état, et qui demandent un travail de finition non négligeable. Des réflexions sur la littérature, bien sûr, mais aussi la critique d’un roman qui me tient à cœur, et qui me donne pourtant bien du fil à retordre !
Encore un peu de patience de ce côté-là… En attendant, je vous parle de tout et de rien, tranquillement, la tasse de café à la main.
La tête dans la Recherche
Du côté de mes lectures, c’est tout pareil. Une longue lecture en cours, et pour le moment il peut paraître assez précipité d’en parler. Je suis en plein dans A l’ombre des jeunes filles en fleur (de Marcel Proust), et à la fois admiratif du style et de la sensibilité proustienne, et subjugué par l’intelligence, l’humour, un certain sens de l’autodérision. La deuxième partie du roman est d’une fraîcheur salvatrice, la mer, les personnages ! Ça y est, je m’évade, aux côtés du narrateur, sur les plages de Balbec… Vivement l’été, et espérons que je voie la mer !
Collioure, vue 2, 31 août 2021.
Longs exercices de réécriture
Dans l’atelier, les textes manuscrits s’accumulent dans des carnets, et des textes tapés au clavier sont en cours et stockés dans les dossiers de mon ordinateur. Des petits dessins ornent les pages manuscrites, librement posées et entassées sur ma table de bureau. Les livres, eux-aussi, s’entassent, dans ma bibliothèque, à ma table de chevet, et certains se retrouvent même sur mon bureau, entre ces feuilles raturées de mes mains d’encre bleue ou noire. Reprendre et retravailler les brouillons, c’est là peut-être que commence le véritable travail de l’écrivain. Une activité chronophage et dont on n’est pas toujours récompensé. On peut parfois se perdre dans les enchevêtrements de notre pensée, les tentatives de reformulations manquées, la laborieuse réécriture qui d’un coup n’a plus rien de la fraîcheur du spontané. Pourtant, cette activité est indispensable, en tout cas dans ma manière d’aborder l’écriture. Je fais un premier jet, pas toujours entièrement satisfaisant, puis je reviens dessus, procède à des retouches. Il me faudra donc trouver le temps pour ce long travail d’orfèvre, idéalement y trouver la magie et le plaisir, pour au moins sauver quelques-uns de ces brouillons qui s’accumulent sauvagement.
J’espère que ce petit billet plus léger vous a plu ! Je vous dis à la semaine prochaine, et en attendant, bonnes lectures et bonnes écritures !
Kaz
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