Chronique nocturne, deuxième partie. Secret de la narration. Cabale du style.
Wednesday, Sep 23, 2026
En ces mois qui mènent à la fin de l’année et dans les teintes brunes de l’automne, les nuits ne cessent d’avancer leurs rendez-vous et de prolonger leurs séjours en ce monde. La nuit vient, s’installe dans un frisson, change les bruits et les odeurs de la rue. Le cerveau observe tout cela avec l’appel inconscient d’une très ancienne hibernation : oui, c’est l’envie de se blottir dans un plaid, de mettre de grosses chaussettes en laine, de se réfugier dans les pages chatoyantes et chaleureuses d’un roman, de vers, ou encore devant un film avec M.A.. Après l’effervescence de l’été, la somnolence des foules, le calme en poudreuse sur les feux de la ville.